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Books Titles

L’Africain by J.M.G. Le Clézio
Les femmes qui lisent sont dangereuses by Laure Adler and Stefan Bollmann
Chagrin d’école by Daniel Pennac
Pas si fous, ces Français! (2005) by Jean-Benoît Nadeau et Julie Barlow
French Women Don’t Get Fat: The Secret of Eating for Pleasure (2005) by Mireille Guiliano
The Story of French by Jean-Benoit Nadeau and Julie Barlow

My life in France (Ma vie en France) by Julia Child
American Vertigo: traveling America in the Footsteps of Tocqueville by Bernard-Henri Lévy
The French Speaking World: A practical introduction to sociolinguistic issues by Rodney Ball
Almost French: Love and A New Life in Paris by Sarah Turnbull
Le Petit Prince by Antoine de Saint Exupéry
Jacques le Jardinier by Aardvark, E.S.
Contes et Récits de la Louisiane Créole Tome I
Tujague, François, Chroniques louisianaises
Michaelides, Chris, Paroles d’honneur: Ecrits de Créoles de couleur néo-orléanais

La France au Quotidien by Roselyne Roesch et Rosalba Rolle-Harold
Maigret et le clochard by Georges Simenon
Sacrés Américains! Nous, les Yankees, on est comme ça by Ted Stanger
Sacrés Français! Un Américain vous regarde, by Ted Stanger
Les Bouts de bois de Dieu (God’s Bits of Wood), by Sembene, Ousmane
Mais si, Messieurs, les Femmes Ont une Âme, (Why, yes, Gentlemen, Women have a Soul), by Françoise Verny
L’Amant (The Lover), by Marguerite Duras
Au Cinema Lux, by Janine Teisson
Embrassons-Nous, by Annie Saumont
Et Si C’était Vrai, by Marc Levy
Je Voudrais que Quelqu’un M’Attende Quelque Part, by Anna Gavalda
La Maison De Claudine (My Mother’s House), by Colette
Une si Longue Lettre, by Mariama Bâ
Ourika, by Claire de Duras
Littérature francophone and Littérature francophone d’Asie et du Pacifique. by Joubert, Jean-Louis

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Book Reviews

L’Africain
2004
Le Clézio, J.M.G.
Mercure de France, Folio 4250 

Version française 

africainLauréat du prix Nobel de Littérature en 2008, Le Clézio avait écrit en 2004 un petit récit autobiographique ainsi qu’une biographie de son père qu’il surnomma l’Africain à cause des 22  ans qu’il a passés en Afrique en qualité de médecin itinérant dans les plaines du Nigéria.  Hormis les deux ans qu’il passa en Afrique avec son père, il ne le revit que lorsqu’il prit sa retraite et revint vivre avec sa famille en France.  Mais ce père-là est un étranger, beaucoup plus africain qu’européen dans ses habitudes, ses gestes, ses routines, et sa discipline:  C’était comme s’il n’avait jamais quitté l’Afrique. (p. 66) […..] C’est ainsi que je le vois à la fin de sa vie.  Non plus l’aventurier ni le militaire inflexible.  Mais un vieil homme dépaysé, exilé de sa vie et de sa passion, un survivant. (p. 67) 

Le récit commence par nous raconter les deux ans que le petit Le Clézio, agé de 8 ans, a passés à Ogoja avec sa famille, qui sont d’ailleurs les seuls Européens dans la région.  Son père qu’il rencontre pour la première fois était usé, vieilli prématurément par le climat équatorial, devenu irritable à cause de la théophylline qu’il prenait pour lutter contre ses crises d’asthme, rendu amer par la solitude d’avoir vécu toutes les années de guerre coupé du monde, sans nouvelles de sa famille, dans l’impossibilité de quitter son poste pour aller au secours de sa femme et de ses enfants, ou même de leur envoyer de l’argent. (p. 45)   

Accoutumé au régime de sa grand-mère à Nice où il vivait dans une sorte de paradis anarchique à peu près dépourvu de discipline (p. 52), lui et son frère ont trouvé un père autoritaire et stricte.   Mais puisque son père était absent la plus grande partie de la journée, il se rappelle que c’est là qu’il a vécu les moments de ma vie sauvage, libre, presque dangereuse.  Une liberté de mouvement, de pensée et d’émotion que je n’ai plus jamais connu ensuite. (p. 24) 

A Nice, il habitait un appartement au sixième étage entouré d’un petit jardinet où les enfants n’avaient pas le droit de jouer (p. 35), tandis que là la plaine d’herbes devant la case, c’était immense, dangereux et attirant comme la mer.  Je n’avais jamais imaginé goûter à une telle indépendance.  La plaine était là, devant mes yeux, prête à me recevoir. (p. 28)  Ayant connu un peu la violence de la guerre, il connaît en Afrique une autre sorte de violence:  C’était la violence des sensations, la violence des appétits, la violence des saisons. (p. 16)  Il dit que L’Afrique est puissante.  Pour l’enfant que j’étais, la violence était générale, indispensable.  Elle donnait de l’enthousiasme. (p. 21) 

Selon Le Clézio, ses parents ont passé leur temps de bonheur à Banso:  Ici, c’est un pays aux horizons lointains, aux étendus à perte de vue.  Mon père et ma mère y ressentent une liberté qu’ils n’ont jamais connue ailleurs.  Ils marchent tout le jour, tantôt à pied, tantôt à cheval, et s’arrêtent le soir pour dormir sous un arbre à la belle étoile ou dans un campement sommaire…

(pp. 83-84) En effet, c’est le temps de la jeunesse, de l’aventure (p. 86) et de l’amour. 


En 1938, sa mère rentre en France pour accoucher son premier enfant. Son père les rejoint pour la naissance et après un bref congé retourne en Afrique en 1939 pour continuer son travail. Un deuxième enfant est né mais malheureusement, la guerre éclate et malgré un grand effort de la part de son père il ne réussit pas à rejoindre sa famille et est forcé de retourner à Ogoja.  A ce moment là l’Afrique n’a plus pour lui le même goût de liberté. (p. 97)  

Complètement séparé  de sa famille et de son rêve à Banso d’une vie parfaite, où ses enfants auraient grandi dans cette nature, seraient devenus, comme lui, des habitants de ce pays (p. 97), il se trouve détaché de ses malades et agit en simple fonctionnaire chargé de guérir et de soigner.  Il est entouré d’une nouvelle sorte de violence, celles des guerres tribales, celles des règlements de comptes entre villages.  Il doit sortir armé pour se protéger.  C’est un climat de méfiance, de tension.  La maladie a pour lui un caractère offensant, maintenant que le charme de l’Afrique a cessé d’exister. (p. 102)  Forcé de quitter son poste par l’Angleterre, il rentre en France en 1948 pour rejoindre sa famille. 

Le Clézio essaie de comprendre et de justifier cet homme qu’il vient de connaître vraiment pour la première fois, cet homme différent des autres, seul, et dépaysé:  Tel est l’homme que j’ai rencontré en 1948, à la fin de sa vie africaine.  Je ne l’ai pas reconnu, pas compris. Il était trop différent de tous ceux que je connaissais. (p. 105)  Il vécut encore une vingtaine d’années mais l’Afrique qu’il a connue, cette Afrique n’existait plus.  En 1960 vint le mouvement de l’indépendance, des dictateurs, de Biafra.  Le Clézio voyait ces images terribles dans tous les journaux et les magazines.  Son père aussi les voyait et Le Clézio nous demande Comment a-t-il pu accepter?  A soixante-douze ans, on ne peut que regarder et se taire.  Sans doute verser des larmes. (p. 117) 

A la fin du récit, Le Clézio reconnaît l’importance de l’influence africaine dans sa vie en se demandant:  Si je n’avais pas eu cette connaissance charnelle de l’Afrique, si je n’avais pas reçu cet héritage de ma vie avant ma naissance, que serais-je devenu?  Comme Le Clézio, on peut tous répondre à la question “Qui-suis-je? en réalisant qu’on est tous le produit de ses parents, de leurs expériences, et de leur héritage culturel.  
 - Recommandé par Marcel LaVergne, éditeur, revue de livres français   

English version 

Winner of the Nobel Prize of Literature in 2008, Le Clézio had written in 2004 a short autobiographical story as well as a short biography of his father whom he called the African in the title because of the 22 years he had spent in Nigeria as an itinerant doctor in the plains of Nigeria.  Other than the two years he spent with his father in Africa, Le Clézio never saw his father again until his retirement when he returned to live with his family in France.  But that father was a stranger, as well as a foreigner, much more African than European in his habits, gestures, routines, and discipline:  C’était comme s’il n’avait jamais quitté l’Afrique. (p. 66) […..] C’est ainsi que je le vois à la fin de sa vie.  Non plus l’aventurier ni le militaire inflexible.  Mais un vieil homme dépaysé, exilé de sa vie et de sa passion, un survivant. (p. 67) 

He begins the tale by recounting the two years when he was 8 years old that he spent in Ogoja with his family, who were the only Europeans in the region.  The father that he met for the first time était usé, vieilli prématurément par le climat équatorial, devenu irritable à cause de la théophylline qu’il prenait pour lutter contre ses crises d’asthme, rendu amer par la solitude d’avoir vécu toutes les années de guerre coupé du monde, sans nouvelles de sa famille, dans l’impossibilité de quitter son poste pour aller au secours de sa femme et de ses enfants, ou même de leur envoyer de l’argent. (p. 45)   

Accustomed to the easy atmosphere at his grandmother’s in Nice where they lived dans une sorte de paradis anarchique à peu près dépourvu de discipline (p. 52), he and his brother found a very authoritative and strict disciplinarian father.  But since his father was absent for most of the day, he remembers those days as being the ones when he lived les moments de ma vie sauvage, libre, presque dangereuse.  Une liberté de mouvement, de pensée et d’émotion que je n’ai plus jamais connu ensuite. (p. 24) 

In Nice, the lived in un appartement au sixième étage entouré d’un petit jardinet où les enfants n’avaient pas le droit de jouer (p. 35), while in Africa la plaine d’herbes devant la case, c’était immense, dangereux et attirant comme la mer.  Je n’avais jamais imaginé goûter à une telle indépendance.  La plaine était là, devant mes yeux, prête à me recevoir. (p. 28)  Having known the violence of war in Nice, he met a different kind of violence in Africa: C’était la violence des sensations, la violence des appétits, la violence des saisons. (p. 16)  He says that L’Afrique est puissante.  Pour l’enfant que j’étais, la violence était générale, indispensable.  Elle donnait de l’enthousiasme. (p. 21) 

According to Le Clézio, his parents were the happiest at Banso:  Ici, c’est un pays aux horizons lointains, aux étendus à perte de vue.  Mon père et ma mère y ressentent une liberté qu’ils n’ont jamais connue ailleurs.  Ils marchent tout le jour, tantôt à pied, tantôt à cheval, et s’arrêtent le soir pour dormir sous un arbre à la belle étoile ou dans un campement sommaire…

(pp. 83-84)  In reality, c’est le temps de la jeunesse, de l’aventure (p. 86) et de l’amour.    

In 1938, his mother who was pregnant with her first child went back to France. His father joined them later for the birth of his brother and spent some time there before going back to Africa in 1939.  Shortly after the birth of the second child, war broke out and in spite of a great effort by his father to return to France to join his family, he was forced to go back to Ogoja.  After that, l’Afrique n’a plus pour lui le même goût de liberté. (p. 97)  

Completely separated from his family and from his dream at Banso d’une vie parfaite, où ses enfants auraient grandi dans cette nature, seraient devenus, comme lui, des habitants de ce pays (p. 97), he becomes detached from his patients and behaves as a simple civil servant whose duty is to heal and to care for the sick.  He finds himself surrounded by a different sort of violence: that of tribal wars and of debt settling between villages.  He can’t go out unless armed for protection.  He lives in a climate of mistrust and tension.  La maladie a pour lui un caractère offensant, maintenant que le charme de l’Afrique a cessé d’exister (p. 102).  Forced to retire from his British civil service position, he returns to France to live out the rest of his days with his family.  

Le Clézio tries to understand and to justify this man that he is just beginning to know for the first time, that man who is so different than the others, alone, and out of his element:  Tel est l’homme que j’ai rencontré en 1948, à la fin de sa vie africaine.  Je ne l’ai pas reconnu, pas compris. Il était trop différent de tous ceux que je connaissais. (p. 105)  His father lived on for some twenty years but the Africa that he knew no longer existed.  In 1960 came the movement for independence, the dictators, and Biafra.  Le Clézio and his father saw the terrible pictures coming out of Africa in all the newspapers and magazines.  He wonders at his father’s reaction by asking: Comment a-t-il pu accepter?  A soixante-douze ans, on ne peut que regarder et se taire.  Sans doute verser des larmes. (p. 117) 

At the end of the book, Le Clézio recognizes the importance of the African influence on his own life when he asks: Si je n’avais pas eu cette connaissance charnelle de l’Afrique, si je n’avais pas reçu cet héritage de ma vie avant ma naissance, que serais-je devenu?  Like Le Clezio, we can all answer the question “Who am I?’ by realizing that we are all the product of our parents, of their experiences, and of their cultural heritage.  
- Recommended by Marcel LaVergne, French Language Book Review Editor    

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Les femmes qui lisent sont dangereuses
Adler, Laure and Bollmann, Stefan
Flammarion
2006
Available from amazon.fr and amazon.ca

This book is also available in English, German, and Italian. 

femmesI was first attracted to this lovely book by its intriguing paintings, each one of a woman or women caught in the act of reading for pleasure. Some of the paintings I was very familiar with (e.g. Simone Martini’s Annunciation and Vermeer’s Woman in Blue) and others were new to me (e.g. those by Domenico Fetti, Franz Eybl, and Robert Breyer) but all of them drew my eye to the books in the women’s hands.

These paintings took on deeper meaning after I had read the scholarly text. For centuries women had not been allowed to read. When they finally began to read, they began their steady march toward emancipation.  

- Recommended by Christine Foster Meloni, Culture Club Editor 

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Chagrin d’école
Pennac, Daniel
Editions Gallimard, Folio 4892
2007

Version française

Ancien professeur de français pour plus de 30 ans, Daniel Pennac nous donne ses observations sur la situation de l’instruction publique en France du point de vue de ces étudiants de collège qu’on surnomme les cancres. Pourquoi eux? Parce qu’il les connaît intimement, ayant été cancre lui-même lors de sa jeunesse estudiantine. Moitié autobiographie et moitié thèse pédagogique, ce livre a gagné le prix Renaudot en 2007. Pennac nous offre un problème, puise dans son passé pour en fournir des exemples, et déclare la solution. Contre l’argument que les temps ont changé, il dit que les collégiens d’antan ont encore beaucoup en commun avec ceux d’aujourd’hui. Le progrès transforme ce qui nous entoure mais l’être humain est essentiellement le même. Bienque le monde technologique ait changé notre rapport avec le matériel, le lien entre prof et étudiant est toujours le même.

Le cancre reste toujours le négligé, le malcompris, le perdu, le vaincu. Le système le blâme parce qu’il est paresseux, inattentif, et absent. Si le programme scolaire ne le touche pas, ne le stimule pas, c’est bien sa faute, c’est qu’il le fait exprès. Certes, se sent-il abandonné dans ce monde où il est constamment éduqué par la “Mère-Grand marketing”: avoir des souliers d’une telle marque, faire parti d’une bande de gosses comme lui, passer son temps monté “sur rollers, vélo, scooter, moto, trotinette,” c’est ce qui compte, pas du Lamartine, du Victor Hugo, des maths, de l’Anglais, de la mémorisation, des projets. Recevant sans cesse des zéros, bien sûr, l’école lui cause du chagrin. D’après Pennac, il reste dans son monde sans chance de devenir autre qu’il est. Le grand problème, c’est qu’il n’y a pas assez de gens dans son école qui l’aime, qui le désire. Pennac rend hommage à ces rares profs qui l’ont aimé, qui ont démontré de la passion pour leurs matières, qui ont refusé de le laisser choir, qui ne l’ont pas abandonné et qui l’ont mis sur le chemin de devenir. Que puissante est la phrase de Pennac qui dit: “Il suffit d’un professeur—un seul!—pour nous sauver de nous-mêmes et nous faire oublier tous les autres.”(p.256)

Peut-être ce qui m’a frappé le plus est cette observation suivante sur le gouffre qui existe entre le corps enseignant et le cancre: “l’incapacité absolue des professeurs à comprendre l’état d’ignorance où mijotent leurs cancres, puisqu’ils étaient eux-mêmes de bons élèves, du moins dans la matière qu’ils enseignent! Le gros handicap des professeurs tiendrait dans leur incapacité à s’imaginer ne sachant pas ce qu’ils savent.” (p.290) Pennac conclut que si plus de profs avaient été eux-mêmes cancres, il y aurait moins de cancres dans nos écoles de nos jours.
Recommandé par Marcel LaVergne, éditeur, revue de livres français

English version

After having taught French for more than 30 years, Daniel Pennac presents us with his observations concerning the state of public education in France from the viewpoint of those middle school students who are labeled “poor students.” Why them? Because he himself was one of those cancres during his early school years and therefore speaks from personal experience. Half autobiography and half pedagogical thesis, the book was awarded the Prix Renaudot in 2007. Pennac defines the problem, gives us examples from his past, and offers a solution. To counter the argument that times have changed, he states that the students of his day still have much in common with those of today. Progress may have transformed all that surrounds us, but human nature is still essentially unchanged. Although technology has changed our rapport with material things, the link between teacher and student has remained constant.

The cancre remains the neglected one, the misunderstood, the lost, and the defeated. The system blames him for being lazy, inattentive, and absent. If the curriculum does not reach him, does not stimulate him, it’s really his fault; he is doing it on purpose. Obviously he feels abandoned in this world in which he is constantly educated by la Mère-Grand marketing: having designer shoes and clothing, belonging to a gang of his peers, spending his time sur rollers, vélo, scooter, moto, trotinette,” that’s what’s important, not Lamartine, Victor Hugo, math, English, memorization, projects. Receiving zero after zero, it’s no wonder that school is painful. According to Pennac, he stays in his own world with no chance of becoming other than he is. The problem is that there are not enough professionals in his school who love him, who want him. Pennac singles out those rare teachers who did love him, who demonstrated passion for their discipline, who refused to let him fail, who never abandoned him, and who put him on the proper path allowing him to become. How powerful is Pennac’s statement when he writes: “Il suffit d’un professeur—un seul!—pour nous sauver de nous-mêmes et nous faire oublier tous les autres.”(p.256)

What struck me the most is the following observation describing the chasm that exists between the faculty and the cancre: “l’incapacité absolue des professeurs à comprendre l’état d’ignorance où mijotent leurs cancres, puisqu’ils étaient eux-mêmes de bons élèves, du moins dans la matière qu’ils enseignent! Le gros handicap des professeurs tiendrait dans leur incapacité à s’imaginer ne sachant pas ce qu’ils savent.”(p. 290) Pennac concludes that if more teachers had themselves been poor students, there would probably be fewer cancres in our schools today.
Recommended by Marcel LaVergne, French Language Book Review Editor

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Pas si fous, ces Français! 2005
Nadeau, Jean-Benoît et Barlow, Julie
Editions du Seuil, Paris
Available from http://www.FrenchBooksOnline.com

Version française

Journalistes canadiens pour le magazine L’Actualité, Nadeau et Barlow ont passé 2½ ans en France à rechercher l’esprit français et ont écrit un livre indispensable à tous professeurs de français.  Paru d’abord en anglais sous le titre Sixty Million Frenchmen Can’t Be Wrong, l’oeuvre présente un aperçu historique et culturel sur l’âme et le coeur de la France.  Ayant lu ce livre, le professeur pourra, parmi tant d’autres faits intéressantsapprendre à ses étudiants la notion française de l’Etat et de ses responsabilités envers les citoyens, le sens terrien des Français et la signification du mot Pays, l’idée de ce qui est privé, le concept de la Grandeur pour un Français, le rôle officiel du gouvernement par rapport à l’expansion de sa culture,  l’importance de la rhétorique et de l’art de bien parler et écrire, et la différence entre la façon de rapporter les actualités entre les journalistes américains et français.  La France préfère la centralisation au fédéralisme et selon les auteurs “Les Américains mettent l’accent sur les libertés individuelles, les Français sur l’intérêt général.”  Ce qui fait de la France la France d’aujourd’hui dépend de son ancienne influence et de son sens actuel de son importance.  Par ses nombreuses comparaisons aux Nord-américains, ce livre permettra aux professeurs de français de satisfaire au Comparison Strand des National Foreign Languages Framework.

- Recommandé par Marcel LaVergne, éditeur, revue de livres français 

English version

Canadian journalists for the magazine L’Actualité, the husband and wife team Nadeau and Barlow, spent 2½ years researching “l’esprit français” and have written a remarkable book for French teachers.  Originally published in English under the title Sixty Million Frenchmen Can’t Be Wrong, the book gives a historical and cultural perspective on the heart and soul of France.   After reading this book, the teacher would be able to teach the French notion of l’Etat and of its responsibilities towards its citizens, the belonging-to-the-earth sense that Frenchmen have and what Pays means to them, what’s private and what is not, the French meaning of la Grandeur, the official involvement of the government in maintaining and spreading French culture,  the importance of rhetoric and the art of speaking and writing correctly, and the difference in the way French and American journalists report the news.  France prefers the philosophy of centralization to that of federalism in its style of government and according to the authors “Les Américains mettent l’accent sur les libertés individuelles, les Français sur l’intérêt général.”  The France of today is a product of its past and of its current sense of self-worth and importance.  Because of the numerous comparisons to North Americans, this book contains much information that will help French teachers to satisfy the Comparison Strand of the Foreign Languages National Framework.

- Recommended by Marcel LaVergne, French Language Book Review Editor  

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French Women Don’t Get Fat: The Secret of Eating for Pleasure, 2005
Guiliano, Mireille
Vintage Books, New York

Don't Get fatThis is definitely not your usual diet book. It is actually an amusing and informative book on the major cultural differences between France and the United States with food as the primary focus.

Giuliano grew up in France, married an American, and has spent her adulthood between France and the US. She understands both cultures well. Her book is addressed primarily to American women but anyone interested in French culture will find it worth reading. The author not only shares her secrets, known by all French women, about how to stay thin, but she also tells us how to truly enjoy life.

She begins by stating that “French women simply do not suffer the terror of kilos that afflicts so many of their American sisters.” The bottom line is that French women “eat with their heads, and they do not leave the table feeling stuffed or guilty.” Read this delightful book and discover the meaning of the French Paradox. You will also find many delicious authentic French recipes. And, the greatest reward of all, you will learn how to change the rhythm of your life and savor life’s pleasures more intensely. Life should not be all work. It is also to be enjoyed without guilt!

- Recommended by Christine Foster Meloni, Culture Club Editor

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The Story of French, 2006
Nadeau, Jean-Benoit and Barlow, Julie
New York: St. Martin’s Press
466 pages including appendices and bibliography

Although this book is not written in French, it is about French and will be of interest to anyone who wants to know more about the French language and French culture. The authors are bilingual Canadian journalists living in Montreal who set out to explain why French is a global language (the other global language) and why it will probably remain so for a long time to come. They cover a broad expanse of time and territory in this book, from Charlemagne to Cirque de Soleil. The book is thorough and well documented. As I read it, I learned a great deal about linguistics, history, geography, politics, urbanization, religion, psychology, literature. You name it. This book covers it all. And, to boot, I learned a lot about my native language, English. I could not recommend this fascinating book more highly. It is a treasure.
- Recommended by Christine Foster Meloni, Culture Club Editor

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My life in France (Ma vie en France)
Julia Child
New York: Random House
2007

Ma vieI am a vegetarian. I don’t like to cook. So why would I want to read a book by Julia Child? I came upon this book by pure chance. I had just visited the newly-reopened Museum of American History in Washington and seen Julia’s kitchen. (She had donated it to the Smithsonian.) I must admit I was fascinated, primarily because of the one wall that was completely covered with knives of every type and size imaginable. That would have been the end of it but, the following day, I went to my local library, looking for an audio book. One title caught my eye: My life in France by Julia Child. There she was again! Having developed a passion myself for Italy, I was curious to know the origin of her passion for France so I checked it out.

I was intrigued, not so much by her detailed descriptions of how she prepared her recipes (many of them requiring animals or sea creatures of various sorts) but by her descriptions of the French and her sojourns in Paris and Marseilles. She was certainly in love with France and everything French. This book ought to be of interest to anyone who wants to learn more about France – and, of course, about food. Julia herself was a most interesting person with very strong views on a number of issues other than cuisine.
- Recommended by Christine Foster Meloni, Culture Club Editor


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American Vertigo: traveling America in the Footsteps of Tocqueville

Lévy, Bernard-Henri
Random House, New York, 2006


Download review in French and English

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The French Speaking World: A practical introduction to sociolinguistic issues
Ball, Rodney
Routledge: New York
1997

See English version below

Le sociologue anglais Rodney Ball nous pose la question “Est-ce que le français est une langue mondiale?  Et si oui, qui le parle et comment le parle-t-on?

Le livre se divise en trois parties:  La place du français dans le monde; la variété linguistique du français dans le monde; et l’innovation, la conservation, et la défense du français.  D’abord destiné comme texte pour étudiants de sociologie, chaque chapitre du livre comprend une série de questions qui nous poussent à mieux comprendre le texte.  Parlée officiellement par plus de 70 millions à travers 28 pays sur 4 continents, le français est second seulement à l’anglais comme langue mondiale.

Ball catégorise le status du français comme suit: officiel (la langue du gouvernement), maternelle (la première langue des habitants), véhiculaire (la langue utilisée par les gens entre eux, à la maison, dans la rue, etc.), et spécial (sans fonction officielle dans le pays mais parlée par un nombre de gens éduqués et cultivés).

Ball examine les pays d’Europe et d’Amérique du nord où le français est la première langue et ceux de l’Afrique et des Antilles où le français est la deuxième langue (les anciennes colonies françaises).  Il nous apprend la différence entre une langue, un dialecte, et un patois.  Il signale comment la prononciation varie entre le midi, l’Alsace, Paris, et le nord de la France.  Est-ce que la Touraine possède le meilleur accent?  Saviez-vous que chaque région a son propre vocabulaire et expressions régionales?  Et que peut-on dire du français hors de la France: la Belgique? la Suisse? le Canada? l’Afrique occidentale? Haïti?  Ce sont des pays où il existe d’autres langues, sinon officielles, certainement maternelles.  Quelles influences ont-elles sur le français?  Et enfin, quel est le français des immigrants qui viennent s’installer en France de toutes les parties du monde?  Le phénomène de “code switching” est en évidence ainsi que l’inclusion de mots de leur langue maternelle dans le français.

Autres phénomènes à considérer: le français des jeunes (le verlan), le français administratif et technocratique, le français écrit des journalistes, le français des publicités, etc.  Et que dire de ceux qui croient que l’orthographe française est trop difficile et qu’on doit la simplifier (auto-école/autoécole)?  Qu’on doit éliminer le sexisme dans la langue en accordant une version féminine aux mots qui désignent une profession (un sénateur/une sénatrice)?

Le français, comme beaucoup d’autres langues subit certainement l’influence de l’anglais et d’autres langues importantes, ce qui cause des ennuies aux puristes et le besoin de défendre la langue contre cette invasion linguistique.  D’après le journal Défense de la langue française, 1991 de l’Académie française: “Notre langue est de plus en plus menacée, tant dans sa forme, par la prolifération des fautes de style, de grammaire, d’orthographe, que par l’invasion de la langue anglaise.”

Ce petit bouquin est de rigueur à tout professeur de français qui espère préparer ses étudiants pour le monde francophone tel qu’il existe.  Lisez-le et vous constaterez que ce monde ne parle pas seulement un français intellectuel qui suit les règles de l’Académie française et du Bon Usage de Maurice Grévisse.  Au contraire, d’après Rodney Ball, le français de la France et du monde francophone est loin d’être parfait.  Pour assurer que nos étudiants survivent dans ce monde, it faut qu’on leur donne les moyens de co-exister dans le domaine du français intellectuel, du français populaire, et du français mondial.

- Soumis par Marcel LaVergne, éditeur, revue de livres français

English version

The English sociologist, Rodney Ball, asks the question “Is French a world language?  And if it is, who speaks it and how is it spoken?”

His book contains three parts: The position of French in the world; Exploring linguistic variation; and Innovation, conservation, and defence.”  Written as a text for sociology students, each chapter has a series of thought-provoking questions which help the reader to understand further the information provided.  French, spoken officially by more than 70 million people in 28 countries on 4 continents, is second only to English as a world language.

Ball categorizes the status of French as: official (the language of the government), vernacular (the mother tongue of all or some of the population), vehicular (the language used by the people at home, in social situations, on the street), and special status (used by educated people without being an official or vernacular language).

Ball examines those countries of Europe and North America where French is an official language and those countries of Africa and the Antilles (former French colonies) where French is a second language.  He explains the difference between a language, a dialect, and a patois.  He shows how pronunciation varies between the south of France, Alsace, Paris, and the north of France.  Does Touraine have the best pronunciation?  Did you know that each region of France has some unique vocabulary and regional expressions?  And what about the French outside of France: Belgium? Switzerland? Canada? Western Africa? Haiti?  It sometimes has official status but may not be the vernacular of the people.  And finally, what can be said of the French of immigrants living in France?  People engage in code switching and intersperse words from their native tongue into their French.

There are other phenomena to consider: the French of youth (le verlan), administrative and technocratic French, journalistic French, the French of advertisement, etc.  What can be said of those who think that French spelling rules are too difficult and are fighting to change some of it? (auto-école/autoécole).  And what of those who campaign to eliminate sexism in the language by creating feminine forms of names of professions (le sénateur/la sénatrice?)

French, like many other languages, is subjected to the influence of English and of other important languages.  That troubles the purists who feel the need to protect the language from the invasion of English words.  According to La défense de la langue française (1991), a journal of L’Académie française: “Notre langue est de plus en plus menacée, tant dans sa forme, par la prolifération des fautes de style, de grammaire, d’orthographe, que par l’invasion de la langue anglaise.”

I strongly recommend this book to all French teachers who hope to prepare their students for the francophone world as it exists.  Those who read it will discover that the francophone world does not speak French according to the dictates of L’Académie française or of Le Bon Usage of Maurice Grévisse.  On the contrary, according to Rodney Ball, the French of France and of the francophone world is far from perfect.  If we want our students to survive outside of the classroom, we must prepare them to co-exist in the world of intellectual French, popular French, and francophone French.

Recommended by Marcel LaVergne, French Language Book Review Editor

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Almost French: Love and A New Life in Paris
Turnbull, Sarah. (2003)
Penguin: New York.

See Review in French below

Comparing cultures is an activity that most foreign language teachers relish. Although we firmly believe that people are basically the same everywhere, we do enjoy learning about differences in practices and perspectives. Turnbull’s book will be of special interest to Francophiles but it will delight everyone who is interested in culture.

Turnbull recounts her impact with the French and French culture. She had left her native Australia planning to spend a year in Paris and then return home. More than 10 years later, she was still living in Paris. Her plans had changed when she fell in love with a Frenchman, an incident many FL teachers can relate to. Fortunately Turnbull was a journalist and she had, therefore, an eye for a good story. She decided to document her experience adapting to a life that differed rather remarkably from her life in Australia. She has written a delightful book in which she focuses on numerous cultural differences – relations between men and women, relationships among women, behavior at social gatherings, attitudes toward immigrants, the role of dogs, the stance toward labor strikes, and the importance of food.

Perhaps her most amusing remarks deal with the need to dress well. "In France, " she writes, "vanity is not a vice. Rigorous self-maintenance is imbued from birth – it’s a mark of self-pride." She goes on to say, "Sloppiness in appearance is considered a fatal disease." And how does one keep up with what is fashionable in Paris? It’s easy because the average parisienne does not pay attention to the latest fashions.

The essence of French style can be summed up in two words, which linked together are loaded with meaning: "bon goût". Good taste. The concept has far more to do with the dazzling court of Versailles than this season’s trends.

Turnbull gradually learned how to accept and be accepted. In the process she was often hurt, disappointed, frustrated, or angry. She now considers herself "almost French" and would not want to live anywhere in the world except France.
- Recommended by Christine Foster Meloni, Culture Club Editor

En français
Traduit par Marcel LaVergne

Comparer les cultures, c’est une activité que la plupart des professeurs de langues étrangères se plaisent à faire. Quoiqu’on croie bien que les gens sont essentiellement les mêmes partout, on aime vraiment apprendre comment les pratiques et les perspectives culturelles diffèrent entre elles. Ce livre de Turnbull intéressera particulièrement les francophiles et plaira à tous ceux qui s’intéressent à l’étude de la culture.

Turnbull raconte son contact avec les Français et la culture française. Elle avait quitté son pays natale d’Australie pour passer un an en France et puis y rentrer. Plus de 10 ans plus tard, elle habitait toujours Paris. Ses plans ont changé quand elle tomba en amour avec un Français, incident que beaucoup de professeurs de français comprendront. Heureusement Turnbull était journaliste et avait un bon œil pour une bonne histoire. Elle décida de documenter son expérience en s’adaptant à une vie tout à fait différente de sa vie en Australie. Elle a donc écrit un livre remarquable dans lequel elle concentre sur plusieurs différences culturelles-les relations entre hommes et femmes, les relations entre femmes, le comportement dans les rendez-vous sociaux, les attitudes contre les immigrants, le rôle des chiens, l’attitude envers les grèves ouvrières et l’importance attachée à la nourriture.

Elle est la plus amusante quand elle écrit du besoin de bien s’habiller. "In France," écrit-elle, "vanity is not a vice. Rigorous self-maintenance is imbued from birth – it’s a mark of self-pride." Elle continue à dire, "Sloppiness in appearance is considered a fatal disease." Et comment rester au courant avec ce qui est à la mode à Paris? C’est facile, parce que la parisienne moyenne n’y prête pas attention.

The essence of French style can be summed up in two words, which linked together are loaded with meaning: bon goût. Good taste. The concept has far more to do with dazzling the court of Versailles than this season’s trends.

Turnbull apprit peu à peu à accepter et à être acceptée. A la longue, elle a souvent été blessée, déçue, frustrée ou enragée. Elle se considère maintenant « almost French » et ne voudrait habiter nulle part au monde sauf qu’en France.
- Recommendé par Christine Foster Meloni, Editrice du Culture Club.

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Le Petit Prince
De Saint-Exupéry, Antoine
Collection Folio (No 3200)
Gallimard, 1999

See English Review below

petit_prince

Il n’y a pas très longtemps, j’ai visité une classe de français AP et on m’a demandé quel était mon roman français préféré. N’y ayant jamais pensé, je n’ai pas pu répondre. Plus tard le même jour, j’ai aperçu mon exemplaire du Petit Prince sur mon étagère à la maison et j’ai su immédiatement que c’était ça. En feuilletant les pages, une série de beaux souvenirs m’ont envahi et je me suis souvenu du grand plaisir que j’ai eu en enseignant cette charmante mais profonde histoire à mes étudiants de Français III. J’ai donc relu le livre et j’ai redécouvert les maintes leçons que nous a données le petit prince pendant son voyage de découverte à travers les astéroïdes et les planètes de notre univers. Le seul habitant de l’astéroïde B612, tout son monde comprenait trois volcans (deux en activité et un éteint), le danger posé par ses graines de baobabs, et sa belle mais très difficile rose. Sa seule distraction était « la douceur des couchers de soleil » qu’il aimait contempler quand il était triste.

Le petit prince a décidé de quitter sa planète pour aller découvrir l’univers où il habitait. Après chaque astéroïde qu’il a visité, sa conclusion était toujours la même d’après ceux qu’il a rencontrés et d’après ce qu’il a vu : « Les grandes personnes sont décidément très très bizarres.» Et de toutes les personnes dont il a fait la connaissance, l’allumeur de réverbères fut le seul qui aurait pu devenir son ami parce que "c’est le seul qui ne me paraisse pas ridicule. C’est, peut-être, parce qu’il s’occupe d’autre chose que de soi-même.»

Sur la Terre, il fut triste d’apprendre que son unique rose n’était pas vraiment très unique mais tout simplement une de parmi plusieurs après avoir vu un jardin plein de roses. "Je me croyais riche d’une fleur unique, et je ne possède qu’une rose ordinaire.", a-t-il dit. Son éducation vis-à-vis ce qui est important et précieux vint non pas des hommes mais d’un petit renard qui lui apprit que «C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante." Et de plus important "Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose.»

Le charme du Petit Prince se repose dans son innocence et sa franchise, dans sa vulnérabilité et sa pureté, dans son sens d’étonnement et de loyauté. Lors de son voyage d’un astéroïde à l’autre, il apprend les vérités suivantes :

  1. L’ existence du racisme: Personne ne croyait l’astronome turc à cause de son costume étrange jusqu'à ce que "L’astronome refit sa démonstration en 1920, dans un habit très élégant (à l’Européenne). Et cette fois-ci tout le monde fut de son avis."
  2. Le danger de juger les autres pour de mauvaises raisons: Sa rose lui causa des difficultés parce que "j’aurais dû la juger sur les actes et non sur les mots."
  3. La souffrance prévient quelquefois le bonheur.: «Il faut que je supporte deux ou trois chenilles si je veux connaître les papillons.»
  4. Avoir des espérances réalistes envers autrui: «Il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner.»
  5. La solitude et l’ isolation: «On est seul aussi chez les hommes.»
  6. La vie et la mort: Quand le géographe lui dit que sa fleur est «éphémère», le petit prince lui demande ce que ça veut dire. Il répond: "Ça signifie ‘qui est menacé de disparition prochaine.’» Et le serpent lui renseigne que «Celui que je touche, je le rends à la terre dont il est sorti.»
  7. Il faut cultiver son jardin: «On n’est jamais content là où l’on est."

Mais la leçon la plus importante qu’on puisse apprendre de ce petit livre se trouve dans cette phrase très simple: "on ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux.» Le roi a du pouvoir mais pas de sujets; le vaniteux ne cherche que les louanges des autres; le businessman compte les étoiles pour les posséder; le géographe enregistre les découvertes des explorateurs mais ne voyage jamais lui-même; le buveur boit pour oublier qu’il a honte de boire; l’allumeur de réverbères est fidèle à la consigne parce que c’est la consigne; tous ces individus sont victimes de qui ils sont et n’ont aucune autre raison pour exister. Ils voient le monde d’une façon très litérale, sans imagination, sans sens d’aventure; ils sont victimes de leur propre définition.

Le Petit Prince nous encourage de dépasser nos frontières physiques et de voir le mouton dans la caisse, l’éléphant dans le boa, le puits caché dans le désert. Il nous apprend à apprécier le ciel la nuit parce que c’est beaucoup plus qu’une collection d’étoiles: "Tu regarderas, la nuit, les étoiles. C’est trop petit chez moi pour que je te montre la mienne. C’est mieux comme ça. Mon étoile, ça sera pour toi une des étoiles. Alors, toutes les étoiles, tu aimeras les regarder. Elles seront toutes tes amies. » Notre monde s’améliorera si on le voit comme le lieu où habitent ceux qui nous aiment, où travaillent et s’amusent ceux avec qui on a créé des liens, où ceux qu’on appelle amis partagent notre rire et notre peine.

Note: Un article, "Le Petit Prince: Applying the Connections Strand of the Foreign Language National Standards to a Literary Text and a Cultural Icon," ainsi qu'un plan pour professeur apparaîtront dans la section Teacher's Lounge en août.
- Soumis par Marcel LaVergne, éditeur, revue de livres français

(Si vous connaissez un livre sur la culture francophone, écrit en français ou en anglais que vous aimeriez partager avec nous, veuillez m’envoyer un bref résumé en français et en anglais à marcel37@verizon.net. Le livre pourrait être un roman, de la poésie, du théâtre, de l’histoire, de la géographie, de la politique, des coutumes et traditions, etc.)

English

Not too long ago, I visited a French AP class and I was asked what my favorite book written in French was. I had really not thought about it and was not able to reply. Later that day, I happened to spot Le Petit Prince on my bookshelf and knew that that was it. As I glanced quickly through the pages, so many happy memories came flooding back to me and I remembered the joy that I had in teaching this charming and yet so profound tale to my French III students. And so I reread the book and rediscovered its many lessons for us as le petit prince recounted his journey of discovery among the many asteroids and planets of the universe. Being the sole inhabitant of his tiny B612 asteroid, his whole world consisted of his three volcanoes (two alive and one dormant), the threat posed by the baobab seedlings, and his beautiful but difficult rose. His only distraction consisted in "la douceur des couchers de soleil" which he loved to contemplate when he was sad.

Le petit prince decided to leave his planet in order to discover the universe in which he lived. At every asteroid that he visited, his conclusion was always the same based on whom he met and what he observed: "Les grandes personnes sont décidément très très bizarres." And of all the people that he met, the only one that could have become his friend was the "allumeur de réverbères" because" c’est le seul qui ne me paraisse pas ridicule. C’est, peut-être, parce qu’il s’occupe d’autre chose que de soi-même.» On Earth, he was saddened to discover that his unique rose was indeed not very unique, but simply one of many after he saw a garden full of roses. "Je me croyais riche d’une fleur unique, et je ne possède qu’une rose ordinaire." His education concerning what’s important and valuable came not from his encounter with men but with that of a fox who taught him that «C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante." And more importantly "Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose.» The charm of le petit prince lies in his innocence and in his straightforwardness, in his vulnerability and in his purity, in his sense of wonderment and of loyalty. As he travels from asteroid to asteroid, he learns the following truths:

  1. The existence of racism: No one believed the Turkish astronomer because of his strange costume until "L’astronome refit sa démonstration en 1920, dans un habit très élégant (à l’Européenne). Et cette fois-ci tout le monde fut de son avis."
  2. The danger of judging others for the wrong reasons: His rose caused him difficulties because "j’aurais dû la juger sur les actes et non sur les mots."
  3. Nothing comes easy: «Il faut que je supporte deux ou trois chenilles si je veux connaître les papillons.»
  4. Having realistic expectations of others: «Il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner.»
  5. Loneliness and isolation: «On est seul aussi chez les hommes.»
  6. Life and death: When the geographer tells him that his flower is «éphémère, le petit prince asks him what that means. "Ça signifie ‘qui est menacé de disparition prochaine.’» And the snake informs him that «Celui que je touche, je le rends à la terre dont il est sorti.»
  7. The grass is greener on the other side: «On n’est jamais content là où l’on est."

But the most important lesson that we can all gain from this little book lies in this simple statement: "on ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux.» The king has power but no subjects; the vain man lives to accumulate the praises of others; the businessman possesses the stars just to possess them; the geographer records the findings of explorers but never travels himself; the drinker drinks to forget that he is ashamed of being a drinker; the allumeur de réverbères is faithful to his duty because that is his duty; all those individuals are victims of who they are and have no purpose other than being who they are. They see the world literally; they have no imagination, no spirit of adventure; they are trapped within their own definition. Le Petit Prince teaches us to go beyond the physical boundaries of our bodies and to see the sheep inside the box, the elephant in the stomach of the snake, the well hidden in the desert. He teaches us to appreciate the sky at night because it’s more than a collection of stars: "Tu regarderas, la nuit, les étoiles. C’est trop petit chez moi pour que je te montre la mienne. C’est mieux comme ça. Mon étoile, ça sera pour toi une des étoiles. Alors, toutes les étoiles, tu aimeras les regarder… Elles seront toutes tes amies.» Our world can be a better world if we see it as the place where those we love live, where those who have created a bond with us work and play, where those we call our friends share in our laughter and in our pain.

Note: An article, "Le Petit Prince: Applying the Connections Strand of the Foreign Language National Standards to a Literary Text and a Cultural Icon," and a lesson plan for Le Petit Prince will be available in the Teacher’s Lounge in August.
- Submitted by Marcel LaVergne, French Book Review Editor.

(If you would like to recommend a book about Francophone Culture, written in French or in English and to provide a short review of it in French and in English , please contact Marcel LaVergne, French Book Review Editor at marcel37@verizon.net. The book could be a novel, poetry, drama, history, geography, customs and traditions, etc.)

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Jacques le Jardinier
Aardvark, E.S. , Author
Dirk Zimmer, Illustrator
Macaronic Press
2006

Macaronic Press publishes books for children that are translated into several languages. Jake the Gardener is a lavishly-illustrated book about Jake, a seeing-eye dog, who helps Granny care for her granddaughter Maggie.

One day Jake finds a bag of seeds that Grandfather had sent home while on one of his sailing trips. He and Maggie plant the seeds, and a fabulous garden blooms filled with exotic plants from all over the world. People from many countries come to see this garden. The book ends with a fantastic international party! Available from amazon.com or buy.com. Appropriate for children ages 3-8 and language learners of any age.
- Recommended by Jill Robbins, NCLRC

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  1. Contes et Récits de la Louisiane Créole Tome I
  2. Tujague, François, Chroniques louisianaises
  3. Michaelides, Chris, Paroles d’honneur: Ecrits de Créoles de couleur néo-orléanais

The three texts are available from Editions Tintamarre, Centenary College of Louisiana, P.O. Box 41188, Shreveport, LA 71134-1188 http://www.centenary.edu. Also, the Speaker’s Corner features an article entitled "French Writers of Louisiana" that might interest you.

See English Review below.

A tous ces professeurs de langue française qui désirent approfondir leur connaissance de la littérature de la Francophonie pour que leurs étudiants aient un plus grand aperçu de ceux qui parlent et qui écrivent la belle langue, je recommande les trois anthologies mentionnées ci-dessus. Cette série de nouvelles et d’essais datant du 19e siècle offre un panorama intéressant et de première main de la vie en Louisiane française, du point de vue des colons français (#1 et #2) et des créoles noirs qu’on connaît sous le nom d’Hommes de Couleur Libres (#3).

Grâce à ces histoires, le lecteur se verra transporter du Golfe du Mexique, à travers les bayous, tout le long du fleuve Mississippi, dans les petits villages, jusqu'à La Nouvelle Orléans naissante. Ces voix nous racontent les difficultés que ces gens ont endurées et survécues à cause des conflits avec les Anglais, les Peaux-Rouges, les Espagnols, et les Américains. En lisant les mots et les réactions de la populace, on ne peut qu’être ému de se rendre compte de la vaste transformation culturelle qui a eu lieu pendant les nombreux changements de pouvoir qui sont arrivés pendant les années avant et après l’achat du Territoire de la Louisiane par les Etats-Unis.

On remarque en particulier le traitement accordé aux Hommes de Couleur Libres à cause du racisme et des préjugés qu’ils ont soufferts. Paroles d’Honneur est une chronique d’histoires émouvantes et tristes, exposant l’effet de l’esclavage, de l’intolérance raciste, et de la doctrine de la suprématie blanche imposés sur un peuple éduqué, intelligent, et moral dont le seul soi-disant défaut fut la couleur de leur peau.

Au fur et à mesure que nos étudiants lisent ces histoires et ces essais, ils apprendront un peu d’histoire internationale en se rendant compte que les premiers habitants de la Louisiane venus de l’Europe, de l’Afrique, et des Caraïbes ont aidé à la fondation des Etats-Unis, ont contribué à sa survivance, et ont assuré son énorme diversité. Finalement, en intégrant La Francophonie dans le programme scolaire, les professeurs pourront incorporer les « Cultures, Connections, and Communities Strands of the Foreign Language National Standards » et enrichiront leurs leçons.

- Soumis par Marcel LaVergne, éditeur, revue de livres français
(Si vous connaissez un livre sur la culture francophone, écrit en français ou en anglais que vous aimeriez partager avec nous, veuillez m’envoyer un bref résumé en français et en anglais à marcel37@verizon.net. Le livre pourrait être un roman, de la poésie, du théâtre, de l’histoire, de la géographie, de la politique, des coutumes et traditions, etc.)

English

To those teachers of French wanting to expand their knowledge of French literature by including works from La Francophonie so that their students might get a broader picture of the people who spoke and wrote la belle langue, I strongly recommend the three anthologies listed above. Comprising of short stories and essays written in the 19th century, these books reveal an interesting and first-hand account of life in French Louisiana, as seen through the eyes of the French settlers (#1 and #2) and the black creoles known as Les Hommes de Couleur Libres (#3).

These stories will take the reader on a journey from the Gulf of Mexico through the bayou country, up and down the Mississippi River, into the villages and hamlets, as well as through the streets of a nascent New Orleans. The voices speak to us of the trials and tribulations of the people who suffered, endured, and survived the turmoil brought about by the conflicts with the English, the Native Americans, the Spanish, and the Americans. As one reads the words and the reactions of the populace, one cannot help but be impressed by the vast cultural transformations that took place during the numerous changing of the guards that occurred during the pre-and post-Louisiana Purchase era.

Especially noteworthy is the treatment accorded to the Hommes de Couleur Libres because of the racism and bigotry that they endured. Paroles d’honneur is an emotional chronicle of true but sad tales of slavery, white supremacy, and racial intolerance imposed upon an educated, intelligent, morally upright group of people whose only perceived shortcoming was the color of their skin.

As our students read and discuss these stories and essays, they will learn a bit of international history when they realize that the early settlers who came to Louisiana from Europe, Africa, and the Caribbean helped found the land that became the United States, contributed to its survival, and ensured its great diversity. Finally, by broadening the scope of the curriculum to include this period of La Francophonie, the teachers will be integrating the Cultures, the Connections, and the Communities Strands of the Foreign Language National Standards thereby enriching their lessons.

- Recommended by Marcel LaVergne, French Language Book Review Editor
(If you would like to recommend a book about Francophone Culture, written in French or in English and to provide a short review of it in French and in English , please contact Marcel LaVergne, French Book Review Editor at marcel37@verizon.net. The book could be a novel, poetry, drama, history, geography, customs and traditions, etc.)

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La France au Quotidien
Roesch, Roselyne et Rolle-Harold, Rosalba
Presses Universitaires de Grenoble, 2e édition, 2004

(available from www.schoenhof.com)
See English Review below

Ce charmant petit livre qui se destine aux étudiants de la langue française au niveau intermédiaire déborde de renseignements intéressants sur la culture française.  Tout professeur de langue française qui veut être à la page sans avoir à voyager en France chaque année se doit de le lire. Le bouquin plaît à l’œil et son format attirera l’étudiant avec ses merveilleuses photos, ses cartes, et ses illustrations vivantes.

Les thèmes étudiés sont : La France: Présentation générale, le calendrier, la famille, la table, la santé, les loisirs, l’argent, se loger, se déplacer, jusqu’au bac, après le bac, et au travail. Chaque chapitre présente le contenu en français simple et comprend des sections telles que :  le saviez-vous? comment dire? pour en savoir plus, petites annonces, chansons, proverbes et dictions, petites annonces, comment faire ? fournissant aux étudiants de l’information intéressante qui ajoute aux thèmes. De plus, chaque chapitre se termine avec un contrôle/acquisition qui permet à l’étudiant de determiner ce qu’il/elle a appris.
Ce trésor à 104 pages aidera le professeur à effectuer des comparaisons culturelles dans la discussion pendant que les étudiants s’engagent dans des conversations sur des sujets qui les intéressent.  
-Soumis par Marcel LaVergne, éditeur, revue de livres français
(Si vous connaissez un livre écrit en français que vous aimeriez partager avec nous, veuillez m’envoyer un bref résumé à marcel37@verizon.net.)

English Review
This book, written for intermediate students of French, is chockfull of interesting information about French culture and is a must-read for that teacher of French who wants to keep up-to-date without having to travel to France every year. The book is attractive to look at and the format is definitely non-threatening. Wonderful photos, maps, and other lively visuals accompany the text.

The topics studied are La France: Présentation générale, le calendrier, la famille, la table, la santé, les loisirs, l’argent, se loger, se déplacer, jusqu’au bac, après le bac, and au travail. Each chapter presents the information in simple French and includes sections such as le saviez-vous? comment dire? pour en savoir plus, petites annonces, chansons, proverbes et dictions, petites annonces, comment faire ? which provide the student with interesting and relevant information to add to the main text. In addition, each chapter finishes with a contrôle/acquisition section that allows the student to test what s/he has learned.

This 104-page treasure will facilitate the integration of cultural comparisons into the discussion as the students engage in lively conversations about topics that will interest them.
-Submitted by Marcel LaVergne, French Book Review Editor.
(If you have read a book that you would like to share with other French teachers, please send a short review of it to marcel37@verizon.net.)

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Les Bouts de bois de Dieu (God’s Bits of Wood) (1960)
By Sembene, Ousmane
Sembene is a well-known Senegalese author and film director. In his historical novel Les Bouts de bois de Dieu he writes about the strike by the workers on the Daker-Niger Railway in 1947-1948. These black workers win a crucial victory over the colonial administration as they valiantly struggle to maintain their traditions, their laws, and their customs in the face of "progress" that is trying to overwhelm them.
- Recommended by Christine Foster Meloni

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Mais si, Messieurs, les Femmes Ont une Âme, (Why, yes, Gentlemen, Women have a Soul) (1995)
by Françoise Verny
Well-known French journalist Françoise Verny writes frankly about her personal life and in particular about her feelings toward the patriarchal Catholic Church. She poses and answers the question: What is a Christian woman to do when faced with a Church that presents maternity or virginity as the only ideal, prohibits contraception, refuses communion to divorced women, and does not allow women to become priests? Jesus Christ loved women and, for this reason, Verny’s book becomes a song of Love.
- Recommended by Christine Foster Meloni

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L’Amant (The Lover)1984
by Marguerite Duras
Editions de Minuit

An autobiographical novel written by Marguerite Duras, L’Amant tells a story of life in French Indo-China. Much of it concentrates on her relations with her family, in particular with her cruel and abusive older brother and her mentally-ill mother. Another important part of the novel is her affair with a Chinese man, which was deemed unacceptable due to its interracial nature. This, along with many other aspects of the plot, is largely reflective of the Indochinese society of that time period, which was marked by class, as well as racial, division. Despite its often sad and touching nature, the book is filled with incredibly beautiful imagery and metaphors that describe the author’s love of Indochinese countryside. This book is highly recommended to readers seeking to learn about Francophone places and cultures beyond France. Available at www.amazon.fr.
- Recommended by Anna Pavlitchenko

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Au Cinema Lux (1999)
by Janine Teisson
Marine and Mathieu meet at a movie theatre and slowly begin to develop a relationship, learning more and more about each other each time they meet. But each is afraid to commit since they each have a secret that they are afraid to reveal. See if you can figure out what each is afraid to admit to the other before it is revealed in the novel. There are clues throughout the novel; you just need to look.
- Recommended by Susan Cuff

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Embrassons-Nous (1998)
by Annie Saumont
If you liked Anna Gavalda (whose book just came out in an English translation, by the way), and are looking for a cohesive group of short stories that are slightly more challenging, Annie Saumont’s the one for you. Touted as one of France’s foremost short story writers, Saumont is often included in anthologies and sought for commentary on women in French culture. Without being maudlin, Saumont introduces ordinary characters who have experienced the worst of humanity’s unkindnesses. Her writing is brief to the point of troubling sometimes, but (I think) that’s the desired effect. The twenty dense vignettes in this book seem to barely scratch the surface, but on second glance, they really hint at the core of human experience, and as a reader, I sometimes wasn’t sure whether to laugh or cry. Saumont is a prolific writer, almost exclusively of short stories, and your best bet for finding her books in the US if you don’t live near an international bookstore is Canadian Amazon (www.amazon.ca), used bookstores (online stores have the best selections), or college campus bookstores where French classes might read her stories.
- Recommended by Abbe Spokane

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Et Si C’était Vrai (2000)
By Marc Levy
If you’re looking for a light and happy yet engaging book to read in front of your fireplace over winter break, this is the one for you. This easy-to-read book takes place in California, and tells the story of Arthur, a young architect who finds a supernatural stowaway inhabiting his new apartment. A not-so-typical love story follows, as he discovers the young woman’s body double is at a local hospital, in a coma, and that the family wants to end life support. Arthur’s fight to keep the woman alive gets more complicated when all his friends and family think he’s gone crazy, since, of course, only he can see the woman.
-Recommended by Abbe Spokane

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Je Voudrais que Quelqu’un M’Attende Quelque Part (2003)
Anna Gavalda
As a lover of short stories, Anna Gavalda is a treasure, as far as I’m concerned. This book is a diverse, yet somehow coherent collection of vignettes about strikingly real and human characters. There are no heroes or heroines, and no predictable fairytale storylines, which is what makes Gavalda’s characters so recognizable. Her character description is so rich and dense that in just a few pages readers will feel like they know the people in these stories. Easy to read, at times funny, sad, and ironic, these tales seem to be over before you know it, and you’ll wish they were whole books unto themselves. Luckily, Gavalda has written several more books for our enjoyment!
- Recommended by Abbe Spokane

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La Maison De Claudine (My Mother’s House)(1922)
by Colette
All of Colette’s writing is more or less autobiographical, and La Maison de Claudine is no exception. In this delightful book Colette weaves two of her common themes, the peaceful world of nature and the bond between mother and daughter. Fans of the popular writer will be thrilled to get a taste of what it was like for Colette to spend her childhood in rural France before the turn of the 19th century with a very permissive, adoring mother and an older father who was affectionate but distant.
- Recommended by Christine Foster Meloni

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Une si Longue Lettre (1986)
By Mariama Bâ.
This book has won numerous awards and been cited on many "best of" lists, and though it is not a long or laborious read, its power is obvious. Bâ’s novel is a letter written by a Senegalese woman observing the long mourning period after the death of her husband to her best friend. Both women are highly educated, had happy marriages, and jobs they enjoyed, though they made very different choices when both of their husbands chose to take second wives. The writer decides to remain married, whereas her friend divorces her husband and eventually moves to the United States. The letter is a wonderfully written and carefully crafted insight into the inner workings of relationships among men and women in Senegalese society.
-Recommended by Abbe Spokane

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Maigret et le clochard
Simenon, Georges
Lectures Faciles
Denmark: Aschehoug Dansk Forlag

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Dans ce roman, il s’agit d'un clochard qu’on assomme et jette dans la Seine pour mourir.  Mais, il ne meurt pas et Maigret découvre que l’homme avait été un médecin célèbre qui avait quitté Paris pour aller pratiquer la médecine en Afrique. A son retour, il décida d'abandonner la médecine pour habiter sous un des ponts de Paris. Maigret conduit une enquête et apprend la vérité concernant ce clochard. Ce qui arrive après qu’il a résolu  la cause du clochard surprendra le lecteur et le fera réfléchir. Le roman finit d'une façon tout à fait extraordinaire.
- soumis par Christine Foster Meloni, éditrice du Culture Club

Maigret et le clochard
Simenon, Georges
Lectures Faciles
Denmark: Aschehoug Dansk Forlag

I found Maigret et le clochard at the annual conference of the Foreign Language Association of Virginia (FLAVA) last fall. It was part of a series of simplified texts published by Aschehoug Dansk Forlag that offers novels at four vocabulary levels. Maigret et le chochard is Level B, i.e. a vocabulary of 1500 words.

I am generally not attracted to simplified versions of literary works because they frequently distort the overall structure of the work. But I decided to buy this novel. One advantage was its very moderate price. Another was the vocabulary gloss. Some words were in italics and defined at the bottom of the page in French. There were also pictures that illustrated the meanings of some of the words. These features were useful if not strictly authentic. When I finished the book, however, I promised myself that I would try to locate the original and read it.

This novel is about a homeless man who is knocked out and thrown into the Seine River to die. He survives and Maigret soon finds out that he had been a well-known doctor who left Paris to practice medicine in Africa. When he returned, he decided to give up his profession and take up residence under one of the bridges in Paris. Maigret investigates and solves the case. What happens after the case is solved will surprise readers and give them much food for thought. The ending is unusual.
- Recommended by Christine Foster Meloni, Culture Club Editor

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Sacrés Américains! Nous, les Yankees, on est comme ça
Stanger, Ted
Folio documents Gallimard, Paris, 2004
en vente chez EuroQuest

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Ayant réussi  à expliquer les Français à eux-mêmes du point de vue d’un Américain, (voir: Sacrés Français, Un Américain vous regarde), Ted Stanger s’efforce à son tour d’expliquer les Américains aux Français du point de vue de quelqu’un né à Columbus Ohio mais absent pour plus de 25 ans. 

Journaliste de métier, il aimerait retracer le voyage d’Alexis de Tocqueville pour peindre un portrait vraisemblable des Américains, qu’on ne doit pas identifier avec les habitants de New York et de Los Angeles, mais plutôt avec ceux qui habitent le vaste territoire entre ces deux qu’on surnomme le « Heartland of America. »

Ce bouquin comprend des anecdotes, des rencontres et des observations personnelles, des caricatures et des exagérations, dont le ton sérieux se trouve caché sous le masque de l’humour. Dans sa recherche, il a trouvé  un pays d’extrêmes, où le café est trop chaud et la bière trop glacée, où le sein de Janet Jackson déclenche un tollé mais pas les moeurs incroyablement libres des ados. Une nation où les très riches se comptent par millions, et les pauvres sont laissés pour compte. (p.12) 

Au fur et à mesure que je lisais, je me trouvais quelquefois en désaccord, outré, et embarrassé, mais pour la plupart je m’accordais avec son portrait de qui nous sommes et j’ai beaucoup apprécié son ton franc et direct. Bien sûr, nous sommes  une nation tristement monolingue (p.28), où nous n’avons que deux parties politiques (p.37), où  50% des citoyens ne votent pas aux élections présidentielles (p.38) où pour gagner  c’est simple: la stratégie consiste à ‘vendre’ le candidat comme s’il s’agissait d’un shampooing, avec des spots télé (qui dénigrent souvent la réputation de l’adversaire), dont le nombre n’est limité que par l’argent dont dispose chaque parti. (p.40)

Ayant vécu à l’étranger  pendant plusieurs années et en France pour 10 ans, on peut comprendre pourquoi Stanger se lamente de la qualité de nos fromages « Velveeta », de notre pain « Wonder Bread », de notre café « de la lavasse », et de l’absence de vin à nos repas quotidiens. 

L’énorme influence qu’à l’industrie de la télé se voit bien quand on considère le grand nombre de pubs pour produits pharmaceutiques qui essaient de nous persuader de demander à nos médecins si tel et tel médicament ne serait pas bon pour notre santé. Le shopping, pour nous, c’est une folie et un devoir civique (p.128) et bien sûr cherche-t-on toujours la meilleure solde. On adore son drapeau de la même révérence qu’on apporte à un dieu. On le voit partout, sur les porches des maisons, aux fenêtres, sur les blousons des flics et des pompiers, épinglé au veston des hommes d’affaires. (p.68) Et pour ce qui est de la voiture, la voiture aux yeux des Américains n’est pas seulement un moyen de transport. Elle révèle votre personnalité, celui que vous êtes ou voulez devenir. Elle fait partie intégrale du rêve américain. Sans voiture, vous êtes invisible. (p.158)

Mais le plus grand rêve, la plus grande ambition pour un Américain, c’est d’être riche. Afin de comprendre ce que le billet vert signifie aux yeux des Yankees, osons quelques comparaisons. Ce qu’est Château-Lafitte pour les Français, la Ferrari Testarossa pour les Italiens, le caviar Béluga pour les Russes, voilà ce que représente notre monnaie nationale pour mes compatriotes. Elle est tout simplement notre patrimoine, notre contribution à l’humanité. Et aussi, disons-le crûment, notre religion. (p.138)

En France, prendre ses vacances, ça va sans dire, mais (o)n entend souvent un Américain dire ‘Je n’ai pas pris de vacances depuis deux ans’, avec l’air d’un Jésus qui souffre sur la croix pour racheter les péchés de l’humanité. C’est le syndrome du workaholic. (p.183) Malgré notre dévouement au travail et aux longues heures par semaine, notre pension de retraite nous force de travailler dans notre vieillesse tandis qu’en France il y a très peu de gens qui travaillent après l’âge de 55 ans. (p.186)

Dans un pays pour qui  la culture populaire, c’est le cinéma et, avant tout, la télévision (p. 243),  avoir un ministre de la culture, à Washington, c’est inimaginable. (p.244)

Les Français trouveraient difficile à comprendre la déclaration qu’un  Américain ne quitte jamais vraiment son Alma Mater, l’université, le campus où, jeune homme ou jeune fille, on a pour la première fois goûté, loin du cocon familial, les vrais plaisirs de la vie post-ado…(p. 212) ou le fait que (l)a peur d’être poursuivi en justice a changé les habitudes d’un pays autrefois plus relax. Maintenant on se méfie et on prend les devants. (p.230). Aux Etats-Unis, on compte plus d’un million d’avocats tandis qu’en France il n’y en a que 34.000.

Quoique la Constitution américaine impose la séparation  église/état dans toutes affaires du gouvernement, la religion joue un très grand rôle dans notre vie quotidienne. On pratique toutes sortes de religions aux Etats-Unis, et le catholicisme gagne même du terrain grâce aux immigrés latinos. Mais, c’est le protestantisme, sans pape ni curia, qui convient le mieux aux valeurs de l’Amérique profonde. A une nation largement décentralisée, correspond une religion éclatée. Ici, le protestantisme ressemble aux fromages français : toutes les formes, toutes les couleurs et tous les goûts. (p. 282)

Stanger termine cet exposé irrévérent en admettant qu’On peut aimer son pays, mais l’amour n’est pas forcément aveugle. Et l’affection d’un expatrié est souvent plus lucide, plus ambiguë aussi, que celle de ses compatriotes moins aventureux. (p. 303)

Pour mieux comprendre les autres, il est indispensable de se comprendre soi-même et ce livre de Ted Stanger nous aidera à nous voir tels que cet expatrié et sans doute d’autres nous voient et encouragera nos étudiants à faire des comparaisons culturelles valides.
-Soumis par Marcel LaVergne, éditeur, revue de livres français

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Sacrés Américains! Nous, les Yankees, on est comme ça
Stanger, Ted
Folio documents Gallimard, Paris, 2004
Available at: EuroQuest

After successfully explaining the French to themselves through the eyes of an American, (see: Sacrés Français, Un Américain vous regarde ), Ted Stanger now attempts to explain the Americans to the French through the eyes of someone who, although born there, had not returned home to Columbus Ohio for 25 years.

Journalist by trade, he wants to retrace Alexis de Tocqueville’s voyage and get a true picture of Americans, who by the way are not to be identified with the inhabitants of New York City and Los Angeles, but rather with the area in between known as the Heartland of America.

The book is full of anecdotes, personal encounters and observations, caricatures and exaggerations, delivered in a serious way under the cover of humor. In his quest, he found un pays d’extrêmes, où le café est trop chaud et la bière trop glacée, où le sein de Janet Jackson déclenche un tollé mais pas les moeurs incroyablement libres des ados. Une nation où les très riches se comptent par millions, et les pauvres sont laissés pour compte. (p.12) 

As I read the book, I sometimes found myself disagreeing, offended, and embarrassed, but mostly I agreed with his picture of who we are and I liked his non-political correctness. Yes, we are une nation tristement monolingue (p.28), where nous n’avons que deux parties politiques (p. 37), in whose presidential elections  50% des citoyens ne votent pas (p.38) and where winning c’est simple: la stratégie consiste à ‘vendre’ le candidat comme s’il s’agissait d’un shampooing, avec des spots télé (qui dénigrent souvent la réputation de l’adversaire), dont le nombre n’est limité que par l’argent dont dispose chaque parti. (p. 40)

Having lived abroad for so many years and in France for 10, it is no wonder that Stanger laments the quality of our cheese « Velveeta », our bread « Wonder Bread », our coffee «de la lavasse », and the lack of wine at the daily table. 

The power of the TV industry is evident when one considers how many pharmaceutical ads there are peddling away their version of what good health should be and the advice that we should ask our doctors if such and such a drug is good for us. We love to shop; it’s un devoir civique (p.128) and we always look for the best bargains. We love our flag and we revere it as a sacred icon. It can be seen partout, sur les porches des maisons, aux fenêtres, sur les blousons des flics et des pompiers, épinglé au veston des hommes d’affaires. (p.68) And as far as the car is concerned, la voiture aux yeux des Américains n’est pas seulement un moyen de transport. Elle révèle votre personnalité, celui que vous êtes ou voulez devenir. Elle fait partie intégrale du rêve américain. Sans voiture, vous êtes invisible. (p.158)   But an American’s greatest dream and grandest ambition is to be rich. Afin de comprendre ce que le billet vert signifie aux yeux des Yankees, osons quelques comparaisons. Ce qu’est Château-Lafitte pour les Français, la Ferrari Testarossa pour les Italiens, le caviar Béluga pour les Russes, voilà ce que représente notre monnaie nationale pour mes compatriotes. Elle est tout simplement notre patrimoine, notre contribution à l’humanité. Et aussi, disons-le crûment, notre religion. (p.138)

There is no question that the French take their annual vacation from work, but (o)n entend souvent un Américain dire ‘Je n’ai pas pris de vacances depuis deux ans’, avec l’air d’un Jésus qui souffre sur la croix pour racheter les péchés de l’humanité. C’est le syndrome du workaholic. (p.183) In spite of our devotion to our work and to our long work week, our retirement system forces many of us to work into our golden years while in France very few work beyond the age of 55. (p.186)

In a country in which la culture populaire, c’est le cinéma et, avant tout, la télévision (p.243), having  un ministre de la culture, à Washington, c’est inimaginable. (p.244)

The French would have a hard time comprehending the statement that an American  ne quitte jamais vraiment son Alma Mater, l’université, le campus où, jeune homme ou jeune fille, on a pour la première fois goûté, loin du cocon familial, les vrais plaisirs de la vie post-ado…(p. 212) or the fact that  (l)a peur d’être poursuivi en justice a changé les habitudes d’un pays autrefois plus relax. Maintenant on se méfie et on prend les devants. (p.230). There are a million lawyers here against 34,000 in France.

Although the Constitution provides for separation of church and state in all affairs governmental, religion plays an important role in our everyday life: On pratique toutes sortes de religions aux Etats-Unis, et le catholicisme gagne même du terrain grâce aux immigrés latinos. Mais, c’est le protestantisme, sans pape ni curia, qui convient le mieux aux valeurs de l’Amérique profonde. A une nation largement décentralisée, correspond une religion éclatée. Ici, le protestantisme ressemble aux fromages français : toutes les formes, toutes les couleurs et tous les goûts. (p. 282)

Stanger finishes this irreverant expose by confessing that On peut aimer son pays, mais l’amour n’est pas forcément aveugle. Et l’affection d’un expatrié est souvent plus lucide, plus ambiguë aussi, que celle de ses compatriotes moins aventureux. (p. 303)

In order to better understand others, it is essential that we understand ourselves, and Ted Stanger’s book will help us to see who we are as he and undoubtedly so many others see us and will help our students to engage in some cultural comparisons.
- Submitted by Marcel LaVergne, French Book Review Editor.

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Ourika
Claire de Duras

Written by a white aristocratic woman in the early 1800's, this short novel is an easy to read yet thought-provoking tale based on the true story of a Senegalese girl who is adopted and raised by an aristocratic French family during the French revolution. After being rescued from the slave trade, Ourika lives, naïve to the alienation she will face because of her race, as any other aristocratic child would until she overhears a conversation that drastically changes her perspective. Though the novel is only 45 pages long, the use of rich symbolism to express Ourika's attempts to develop a sense of self while remaining an outsider in both the African and French aristocratic worlds is so engaging that you'll be thinking about the story long after you've finished reading. In 1994, the MLA published companion volumes, one in French and one in English, have great introductions that help match the complex social issues presented in the novel with an equally turbulent historical context.
- Recommended by Abbe Spokane

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Stanger, Ted
Sacrés Français! Un Américain vous regarde, 2003
Gallimard, Paris : Folio documents #17.

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Ted Stanger, ayant vécu en France pour plus de dix ans, en qualité de journaliste pour Newsweek, nous décrit les Français d’une voix à la fois légère et sérieuse. Ecrit en français, ce petit livre est destiné à être lu par les Français pour qu’ils apprennent « pourquoi les Américains ne vous comprennent pas, et, dans certains cas, ne vous aiment pas. (p.14) »  Il admet à la page 16 qu’il a « fini par comprendre pourquoi nos deux pays se heurtent si souvent : ils sont excessivement fiers, parfois jusqu'à l’arrogance. C’est le choc de deux orgueils. Washington se comporte dans le monde un peu comme Paris le fait au sein de l’Europe, au dire de certains membres du Vieux Continent.»

Le point-de-vue exprimé est celui d’un Américain de l’Ohio, qui aime ces deux pays et qui les défend tout en exposant leurs qualités et leurs défauts. Dans ce traité, divisé en les thèmes : Relations Internationales, Politique, Economie, Société, Culture, Stanger nous donne ces impressions sur de sujets variés, tels que: tension France/E.U., le rôle du militaire France/E.U., la contestation, les immigrés, les médias, la mondialisation, l’attitude vis-à vis l’argent, les 35 heures, les fonctionnaires, les assistés, la cuisine, la voiture, l’amour, la formalité, l’heure, le franglais, les intellectuels, le patrimoine.

Stanger compare et contraste constamment ces thèmes parmi d’autres. Par exemple, sur le sujet du gouvernement, on peut lire : “Notre président de la République est élu au suffrage universel, comme le vôtre, mais avec une différence: il sert aussi de chef de gouvernement. Les Premiers Ministres, nous, on s’en passe. (p. 37).

Sur le sujet des manifestations populaires pour redresser les injustices dans le travail, il écrit ceci : “…sans ces manifs incessantes, la France ne serait plus la France. Imaginez un instant votre pays autrement: le patronat et un seul syndicat se mettent à table, et au terme de huit heures de discussions austères, ils parviennent à un accord. Suivent les shake-hand devant les caméras, puis on fait circuler les cigares. De grève, il n’a même pas été question. (p. 47) »

Et que pensent les Français de l’argent ? Eh bien en France “gagner de l’argent ne doit jamais constituer un but en soi.  Je n’ai jamais entendu un jeune Français dire que son ambition était de devenir millionnaire et de vivre comme un roi – un souhait lambda aux Etats-Unis. Vu de France, c’est un peu court comme ambition. Vu d’Amérique, à tort ou à raison, être riche est souvent assimilé à l’épanouissement de l’individu, voire à sa liberté. (p. 92)”

En ce qui concerne se tromper,  “un Français n’accepte jamais d’avoir tort. Reconnaître ses erreurs dans ce pays, c’est perdre la face, subir une humiliation, tomber en disgrâce. …Le Français qui se trompe de numéro de téléphone préfère raccrocher, plutôt que s’excuser…Chez nous, une lady ou un gentleman sait avouer son erreur et dire “I’m sorry”…Dans une entreprise américaine, on se bat même parfois pour assumer un échec, histoire de montrer qu’on est conscient de ses responsabilités et surtout team player (qu’on a l’esprit d’équipe). En France, au contraire, ce genre d’attitude ne ferait qu’aggraver la situation. Il est donc conseillé de l’éviter. (pp. 139-140)”

Je ne vous ai cité qu’un très petit peu d’examples que ce livre nous donne. Pour ces professeurs de langue française qui désirent incorporer  les “Cultures and Comparisons Strands” dans leurs lessons et faire vivre leurs classes, je vous encourage fortement de lire ce livre. Cela vous permettra de donner un portrait vraisemblable des habitants de l’Hexagone et d’éviter les stéréotypes qui malheureusement envahissent nos salles de classes. 
- Soumis par Marcel LaVergne, éditeur, revue de livres français
(Si vous connaissez un livre écrit en français que vous aimeriez partager avec nous, veuillez m’envoyer un bref résumé à marcel37@verizon.net)

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Stanger, Ted
Sacrés Français! Un Américain vous regarde, 2003
Gallimard, Paris : Folio documents #17.

The French, as seen through the eyes of Ted Stanger, who has lived some 10 years in France as a result of his work for Newsweek, are brought to life in a funny, insightful, and serious way. The book, written in French for Frenchmen, is an attempt “de vous expliquer pourquoi les Américains ne vous comprennent pas, et, dans certains cas, ne vous aiment pas (p.14)». As Stanger admits on p.16, « J’ai fini par comprendre pourquoi nos deux pays se heurtent si souvent : ils sont excessivement fiers, parfois jusqu'à l’arrogance. C’est le choc de deux orgueils. Washington se comporte dans le monde un peu comme Paris le fait au sein de l’Europe, au dire de certains membres du Vieux Continent».

The point of view expressed is that of an American from Ohio, who loves both countries and who defends both as he exposes their strengths and weaknesses. Within the major topics (Relations Internationales, Politique, Economie, Société, Culture), the reader is informed about such things as the following: France/USA tension, the role of the military in both countries, the right to protest, immigration, the media, globalization, the attitude towards money, the work week, civil servants, public assistance, cuisine, the automobile, love, formality, time, franglais, intellectuals, and patrimony.

Stanger constantly compares and contrasts those topics, e.g., “Notre président de la République est élu au suffrage universel, comme le vôtre, mais avec une différence: il sert aussi de chef de gouvernement. Les Premiers Ministres, nous, on s’en passe. (p. 37).

Concerning labor disputes when the French take to the streets to make their demands, he says “…sans ces manifs incessantes, la France ne serait plus la France. Imaginez un instant votre pays autrement: le patronat et un seul syndicat se mettent à table, et au terme de huit heures de discussions austères, ils parviennent à un accord. Suivent les shake-hand devant les caméras, puis on fait circuler les cigares. De grève, il n’a même pas été question.(p. 47) »

Talking about money, In France “gagner de l’argent ne doit jamais constituer un but en soi.  Je n’ai jamais entendu un jeune Français dire que son ambition était de devenir millionnaire et de vivre comme un roi – un souhait lambda aux Etats-Unis. Vu de France, c’est un peu court comme ambition. Vu d’Amérique, à tort ou à raison, être riche est souvent assimilé à l’épanouissement de l’individu, voire à sa liberté. (p. 92)”

As for admitting one’s mistake, “un Français n’accepte jamais d’avoir tort. Reconnaître ses erreurs dans ce pays, c’est perdre la face, subir une humiliation, tomber en disgrâce. …Le Français qui se trompe de numéro de téléphone préfère raccrocher, plutôt que s’excuser…Chez nous, une lady ou un gentleman sait avouer son erreur et dire “I’m sorry”…Dans une entreprise américaine, on se bat même parfois pour assumer un échec, histoire de montrer qu’on est conscient de ses responsabilités et surtout team player (qu’on a l’esprit d’équipe). En France, au contraire, ce genre d’attitude ne ferait qu’aggraver la situation. Il est donc conseillé de l’éviter. (pp. 139-140)”

Those are but a few of the many examples contained in this book. For those French teachers who want to integrate the Cultures and Comparisons Strands into their curriculum and enliven their classes, this is a must-read book It will give you the opportunity to get beyond the stereotypical examples that are too common in our French classes.
- Recommended by Marcel LaVergne, Culture Club French Language Book Review Editor.
(If you have read a book that you would like to share with other French teachers, please send a short review of it to marcel37@verizon.net)

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Littérature francophone : anthologie.
(1992) Editions Nathan, Paris
Littérature francophone d’Asie et du Pacifique : anthologie.
(1997) Editions Nathan, Paris
Joubert, Jean-Louis.

The two anthologies that I am recommending contain a treasure trove of materials for anyone wanting to discover the vast riches of " la littérature de la Francophonie" from the 16th to the 20th centuries.

The first one (448 pages) is divided into two sections: pp. 1-171 concentrate on France and pp.172-448 focus on the rest of the French-speaking world. A short history of France’s involvement in each of the following countries and regions of the world is given on pp. 172-193: l’Afrique noire, la Caraïbe, les îles de l’océan Indien, le Maghreb, Le Proche-Orient, l’Asie et le Pacifique, l’Amérique du Nord, la Belgique, le Luxembourg, et la Suisse. The rest of the volume (pp. 194-448) is devoted to showcasing the prose, poetry, and theater of the many gifted writers that so many of us who have devoted our lives to the teaching of French no so little about.

The second anthology (159 pages) concentrates specifically on Asia and the Pacific Isles, namely: Cambodia, Laos, Vietnam, New Caledonia, Polynesia, Vanuatu, India, China, and Japan.

Do not be afraid of the word anthology because these books are very accessible. Each chapter (2-3 pages) follows the same format: the name of the country and of the author; a very short biography of the author, the excerpt, a set of comprehension questions, and a set of questions designed to elicit the reader’s personal point of view.

In addition, a very useful and informative time-line heads each century, which enables the reader to visualize the history, the literature, the arts, and the inventions/discoveries that complement and influence one another.

On a personal note, both volumes were immeasurably invaluable to me as a resource for the unit on l’Indochine that I developed for my French 5AP class when I was teaching.
-Submitted by Marcel LaVergne

If you would like to recommend a book written in French and to provide a short review of it, please contact Marcel LaVergne, French Book Review Editor at marcel37@verizon.net The book could be a novel, poetry, drama, history, geography, customs and traditions, etc.

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